Mon histoire avec la jupe longue

La jupe longue est l'emblème international et inter-religieux de la modestie, je raconte ici comment j'en suis venue à l'adopter.


         Mon histoire :

J'ai vécu un an en Finlande, et cette année m'a contrainte, à cause du froid et à cause du peu d'habits que j'avais à disposition (on apporte pas sa garde-robe en voyage), à porter exclusivement le pantalon. J'en ai beaucoup souffert : jambes et ventre comprimés, froid, fesses trop "visibles" à mon goût, pas bien mise en valeur, manque de féminité...

Par ailleurs je vivais une sorte de crise existentielle du fait d'être chrétienne et que ça ne se sache pas. Je tombai un jour sur la vidéo d'un prêtre qui expliquait que ça lui était très important de porter la soutane, afin que même dans la rue ceux qui ne le connaissent pas personnellement puissent l'identifier comme chrétien grâce à son habillement.

Son discours réanima vivement ma crise vestimentaire et voici ce que j'écrivis à ma mère dans cette période :

"J'ai un sentiment nouveau par rapport à l'habillement. Je ressens de plus en plus l'envie (un peu irrationnelle certes) ou plutôt la nécessité, de porter un habit de bonne soeur ! Je ressens comme un mensonge d'être habillée comme tout le monde alors que je n'appartiens pas au monde. Un habit de bonne soeur m'identifierai aux yeux de tous ceux qui me croiserai dans la rue, comme chrétienne. Aussi ça m'obligerai à être exemplaire envers tous, et pas seulement aux yeux des gens qui savent que je suis chrétienne. Combien de fois quand je marche dans la rue, je rentre mon nez dans le col de mon manteau pour ignorer les gens qui m'entourent et préférer ma tranquillité. Je suis sûre que si j'avais un habit de bonne soeur, ça me donnerait une responsabilité à cause de ma visibilité et je n'aurai pas la même attitude en ville. Parfois je me regarde avec mes habits normaux, fabriqués par des esclaves, dessinés par des créateurs mal inspirés, reflétant l'appartenance au monde... et j'ai le sentiment d'étouffer ! Ça fait un moment que je ressens le besoin d'avoir un signe visible sur moi de ma consécration à Dieu."

Bon gré mal gré, j'endurais l'hiver neigeux en pantalon et dès que les beaux jours furent revenus, je me jetai sur mes jupes (courtes), et ne toucha quasiment plus aux pantalons du reste de l'été, savourant la féminité retrouvée, le confort, la beauté de la ligne, etc...

J'avais deux jupes longues, particulièrement confortables, que je trouvais très agréables à porter en période de règles.
A l'usage, je m'observais dans le miroir et aimais la ligne que me donnait la jupe longue : une ligne très "femme" et un peu "bohémienne" qui me plaisait et me correspondait bien. Par ailleurs j'appréciais le confort pudique qu'apporte la longueur de jupe : pouvoir s'asseoir en tailleur, les jambes croisées, avoir la liberté de mouvements, etc, sans craindre de révéler sa culotte ou ses cuisses.
Spirituellement, je commençais à remarquer que la jupe longue était un habit qui exprimait d'avantage la douceur, la maternité, la dignité... d'avantage que les pantalons ou jupes courtes. J'en venais même à la réflexion que je faisais plus "chrétienne" en jupe longue.
Ces intuitions me furent confortées ça et là, à travers diverses lectures souvent fortuites.

Lors d'un voyage en Suisse, alors que je faisais part à mes cousins de mon enthousiasme pour la jupe longue, je fus médusée d'entendre l'un d'eux acquiescer fortement et évoquer son agacement à voir les cuisses des femmes lorsqu'elles portent des jupes au genou qui remontent lorsqu'elles s'asseyent ou font certains mouvements. Je n'avais jamais pensé que l'homme aussi puisse être gêné par des jambes trop dévoilées.
Ma tante m'offrit une jupe longue pour agrandir ma collection et me permettre d'en avoir une qui convienne aussi aux saisons froides.

Je fus ravie de pouvoir assortir à cette nouvelle jupe la plupart de mes hauts, et parant fièrement dans l'appartement je clamais à ma mère ma joie de trouver des assortiments d'habits parfaitement jolis et confortables dans lesquels je jugulais d'être en totale harmonie avec ma personnalité, ma vocation de femme et mon statut de chrétienne.

L'étape décisive se joua en octobre. Je fus conviée à un rassemblement de jeunes volontaires partis à l'étranger. C'était le moment de m'afficher à l'extérieur de mon cercle familial, en mode jupe longue !

L'expérience fût extraordinaire : mon style, sans être ridicule ni hors-contexte, tranchait complètement avec le style ambiant. J'avais l'impression que la chasteté et la foi pouvaient se lire sur mon habillement. Et en même temps j'étais bellement vêtue, ce qui imposait le respect.
Dans mon comportement, j'observais aussi quelque chose : je sentais mon appartenance à Dieu plus sensible, et ma non-appartenance à ce monde plus marquée : le péché m'attrista plus que d'accoutumée, la compassion me pressa plus fort, au point de tomber presque en larmes à la fin du séjour face à tous ces visages dont l'histoire m'avait frappée et qui s'éloignaient sans connaître la grâce de Dieu.

De cette expérience je revins convertie. J'avais découvert la jupe longue en femme appréciant l'élégance et le confort, c'est en tant que chrétienne que j'allais l'adopter définitivement.

Et comme Dieu aime l'intelligence, il me fit tomber entre les mains, souvent suite à une foule de hasards minutieusement conduits, toutes sortes de documents au sujet de l'habillement qui sied à la femme chrétienne : des études bibliques, des témoignages de pudeur et de modestie... bref tout l'attirail nécessaire pour comprendre et défendre le port de la jupe longue ;)

Voici comment je fis mes premiers pas dans la modestie !

9 commentaires:

Matydittout a dit…

Je trouve cet article très intéressant et l'idée de ce blog excellente. C'est une chance que des femmes s'élèvent encore de nos jours pour nous rappeler qu'être femme, c'est être digne. La pudeur, est passée de mode malheureusement... Pourtant elle est l'attitude qui sied le plus à une femme.

Lillah a dit…

Je découvre ce blog et j'en suis ravie ! Depuis 2 ans, je m'informais sur la modestie, mais sur des sites anglais. BRAVO !!!

Caro a dit…

Merci les filles ! Je suis ravie si ce blog peut vous apporter des informations utiles ;)

Unknown a dit…

Je trouve également que c'est un très beau témoignage. Personnellement, je n'ai jamais vraiment quitté la jupe et la robe mais depuis quelques années (j'approche de la cinquantaine), je ne porte plus que cela. Je pense même que pour une femme mariée, c'est l'idéal.

Caro a dit…

Et même pour celles qui ne sont pas mariées hihi !

Unknown a dit…

Effectivement. Mais je pense qu'un mari préfère une épouse en jupe

Caro a dit…

Oui ça dépend des goûts, mais c'est vrai qu'en général la jupe/robe rencontre un franc succès chez les hommes ;)

Anonyme a dit…

Bonjour

Merci pour votre blog très inspirant et pédagogique.

Je suis également très tentée par la jupe/robe longue, que je trouve plus décente, plus féminine et plus élégante. J'ai commencé par m'en constituer un petit stock, les beaux jours arrivant 😉

Mais comment assumez-vous le regard des collègues de boulot, surtout l'été? comment expliquez -vous ne pas porter de short ou jupes courtes/fendues?

Caro a dit…

Bonjour Anonyme !

Je ne peux pas témoigner personnellement du regard des collègues, puisque je travaille à la maison, mais j'imagine que si c'est joli et élégant, on vous traitera avec respect. Si l'on vous pose des questions "tiens pourquoi tu portes jamais de jupes plus courtes ?" ce sera là pour vous une formidable occasion de témoigner !

Vous pouvez tout simplement expliquer les raisons qui vous poussent à vous couvrir décemment, parler de la beauté de la femme, de sa dignité... votre volonté d'aller contre la tendance actuelle de la société à dévêtir la femme, à l'avilir, à en faire un objet de convoitise etc...